ven 4 mars 2016 (18h00), sam 5 mars 2016 (17h00)

Self Made Man

NINA SANTES
France

Sensible à l’interdisciplinarité et à l’art de la performance, Nina Santes développe régulièrement des coopérations avec le monde des arts visuels et de la musique. Avec Self Made Man, elle absorbe tous ces champs pour les faire siens et voyager dans un monde alternatif. À partir de quelques accessoires basiques, de manipulations manuelles, de fabrications à vue, de polyphonies sonores, elle invente des paysages. Elle traverse des espaces et des états de corps qui dévoilent une altérité multiple, créent une cosmogonie personnelle. De mutations en métamorphoses, Nina Santes rappelle à chacun sa capacité à se (re)construire sans cesse dans des directions inattendues.

« Dans Self Made Man j’entrelace le mouvement, la voix parlée et chantée, et le déploiement de la scénographie en temps réel. En articulant ces pratiques multiples, j’envisage le plateau comme le lieu d’un possible artisanat, comme un atelier de fabrication à vue. Un espace vierge dédié à la fabrique, régi par un esprit autodidacte, bricoleur et intuitif.
Chantier immersif pour un corps et un espace, Self Made Man célèbre l’équilibre entre le temps de la pratique concrète et celui de la contemplation. Il s’agit de (se)construire. (Dé)construire. (Re)construire. Du corps, du son, des images, de l’identité, un spectacle, une maison, un langage, un rapport au monde.
Self Made Man, c’est une partition polyphonique pour autodidacte solitaire.
C’est la formulation d’un langage de la survie par la réinvention de soi.
C’est la réalisation lente et progressive d’une utopie enfouie. »
Nina Santes

NINA SANTES
Nina Santes fait ses débuts sur scène en tant que marionnettiste. Après un DEUG Arts du Spectacle, elle intègre un cursus de formation technique du danseur à Toulouse, puis à Montpellier. En 2006, elle entre dans le Cie Coline, et danse des pièces d’Odile Duboc, Jean-Claude Gallotta, Michel Kéléménis. Depuis 2008, elle collabore en tant qu’interprète avec Mylène Benoit, Myriam Gourfink, Catherine Contour, Pascal Rambert, Kevin Kean, Olivier Normand, Laurence Pagès, Hélène Cathala, Perrine Valli, Éléonore Didier, Philippe Grandieux. En 2010-2011, elle intègre « Transforme », programme de recherches chorégraphiques dirigé par Myriam Gourfink, à l’Abbaye de Royaumont. Soutenue par Royaumont et L’échangeur – CDC Picardie, elle crée DÉSASTRE, concert chorégraphique, en collaboration avec le compositeur Kasper T. Toeplitz. En 2013, elle poursuit ses recherches amorcées avec DÉSASTRE autour de formes entre concert et pièce chorégraphique, et initie la création en solo : Self Made Man. En 2014, elle crée TRANSMORPHONEMA, un duo avec le chorégraphe Daniel Linehan, dans le cadre d’un Vif du Sujet SACD. Sensible au croisement des pratiques et à l’art de la performance, elle développe régulièrement des collaborations avec le monde des arts visuels et plastiques, de la musique, et de la mode. Sa prochaine création A leaf, far and ever, programmée les 18 et 19 mars 2016 au CDC Atelier de Paris-Carolyn Carlson, prolonge ses recherches et confirme sa collaboration avec la danseuse et plasticienne Célia Gondol.

infos pratiques

La Chapelle Dérézo (?)
50 min
8€ ou PASS

video

distribution

Conception et interprétation Nina Santes
Scénographie Celia Gondol
Création lumière Annie Leuridan
Consultant musique Thomas Terrien
Consultant travail vocal Olivier Normand
Regards extérieurs Kévin Jean et Mylène Benoit

Production La Fronde
Coproductions L’échangeur CDC Picardie ; Théâtre de Vanves
Partenaires L’échangeur CDC-Picardie ; le CDC-Toulouse ; Micadanses ; le CND-Pantin
Ce projet reçoit le soutien de la DRAC Ile-de-France dans le cadre de l’Aide au Projet 2014 ; de la Spedidam | Nina Santes bénéficie en 2014/2015 et 2015/2016 du dispositif d’accompagnement A.V.E.C mis en place par le Théâtre de Vanves ; Arcadi-Pôle Ressources ; le Bureau Cassiopée.